La Fausse Couche Précoce

Ce qu’ils en disent :

« La fausse-couche est un avortement spontané, intervenant souvent lorsque l’embryon ou le foetus présente une anomalie génétique ou lorsqu’il ne parvient pas à s’implanter dans l’utérus. Elle a lieu durant les 6 premiers mois de la grossesse, mais la majorité des fausses couches a lieu avant un mois et demi de grossesse. » (Source)

 

Ce qu’il en est :

Ça fait mal. Physiquement, psychologiquement, émotionnellement, ça fait mal. Peu importe si la grossesse était désirée ou non. Peu importe si on en était à 2 semaines de grossesse ou à 12. Ça fait mal, et on est seule. Seule face à la douleur, seule face à l’autre, seule face au deuil, seule face aux autres.

Seule face à la culpabilité. « Qu’est-ce que je n’ai pas bien fait ? » « Qu’est-ce que j’aurais du faire pour que ça n’arrive pas ? »

Seule face au soulagement. « C’est mieux comme ça. » Impossible de le dire à voix haute, et culpabiliser davantage.

Seule face au vide. Ce ventre qui était plein de vie hier et qui est plein de sang aujourd’hui.

Seule face au deuil. Le deuil de ses espoirs, de ses projections, de ses angoisses, de ses rêves. Le deuil de cette vie déjà achevée avant même d’avoir commencée.

« Mais ce n’était même pas un bébé ! » « C’est rien, tu en feras d’autres ! » « Au moins tu le perds tôt ! »

Seule face à la colère. La colère de la banalisation. La banalisation de son bébé. La banalisation de sa douleur. Comme si sa tristesse était illégitime. Comme si ce n’était pas grave.

Seule face au silence de l’autre. Lui aussi dans sa peine, dans sa douleur, les hormones en moins. Il ne comprend pas ce qui se passe dans le corps de la femme, dans le cœur de la femme. Il ne sait pas quoi dire. Il ne sait pas quoi faire. Ce silence plus douloureux que les mots.

 

Comment s’en sortir :

Accueillir ses émotions comme elles viennent. Pleurer, crier, écrire, chanter, dessiner. Les laisser s’exprimer, les laisser sortir.

Se donner du temps. Du temps pour se réconcilier avec soi. Du temps pour se retrouver. Du temps pour faire son deuil. Du temps pour accepter. Du temps pour aller de l’avant.

 

Une fausse couche précoce, ce n’est pas rien, mais ça se surmonte. D’une manière ou d’une autre.

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2 réflexions sur “La Fausse Couche Précoce

  1. Tu as une belle âme ma fille et tes mots sont justes. Je ne connais pas cette douleur ( et je rends grâce à Dieu car mes 3 retards se sont soldés en 3 magnifiques gamins), mais la maman que je suis, qui a porté en son sein, pouponné, caressé, qui lui a parlé de dehors,ne peux qu’imaginer ce que ça fait de devoir accepter de le (la) laisser partir alors qu’on l’aime déjà autant

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